St-Marc-la-Lande

 

Saint-Marc La Lande

Commanderie des antonins saint marc la lande 79

La Commanderie des Antonins

Horaires : De mai à septembre du mercredi au dimanche 11 h - 19 h,  en octobre du jeudi au dimanche 14 h - 18 h

Tarifs : Visite libre gratuite / Visite Audio-guidée 3 € / Visite des expositions sur participation libre

L'histoire de Saint Marc-la-Lande est liée à l'histoire de l'ordre des moines Antonins arrivé à la Lande vers 1260. Seule une chapelle existait sur l'emplacement actuel du bourg. La paroisse était alors au lieu dit "Saint Marc" et le bourg actuel était "la Lande de Saint Marc".

L'ordre de Saint Antoine était un ordre hospitalier puissant et réputé, spécialisé dans le soin d'une maladie terrible au Moyen Âge, le "Mal des Ardents", appelé aussi plus tard "feu Saint Antoine". Provoqué par l'ergot de seigle, le mal des ardents entraînait à l'époque des ravages considérables dans les populations touchées.

A Saint Marc-la-Lande, la Commanderie était peut être un hôpital comme c'était le cas pour certaines commanderies antonines. Cependant nous n'avons aucune trace ni document qui nous permette de vérifier cette hypothèse.

Les Antonins avaient aussi vocation de charité envers les pauvres et les passants, notamment envers les pèlerins des chemins de St Jacques de Compostelle.

Historique de la commanderie

Historique

commanderie saint marc la lande photo ancienne

L'ordre de Saint Antoine possédait deux sortes de maisons : des commanderies et des prieurés. Les établissements comportant peu de religieux (de 1 à 8, un seul en comportait 12). Ici, la commanderie pouvait accueillir 6 religieux et dépendait de la région Limousin. Elle était l’une des plus importantes maisons de la province.

Pour la période de 1260 à 1500, nous disposons de peu d'informations. Cependant la liste des commandeurs est connue et ininterrompue jusqu'en 1562, date de la destruction de l'église et de la commanderie par les huguenots.

Dès 1620, Les Antonins envisagent de reconstruire la commanderie et l'église. Il faut de nombreuses années avant que le projet aboutisse. L'établissement restera en ruines jusqu'en 1654.

Les descriptions dont nous disposons permettent d'imaginer que la commanderie dans sa longueur totale du début du XVIIème siècle était plus longue que le bâtiment actuel.

Au XVIIème, le pouvoir royal souhaite mettre de l'ordre dans les multiples ordres religieux existants. Les règles édictées à ce moment là conduisent l'ordre des Antonins à s’unir à l'Ordre de Malte qui les reçoit à bras ouverts en 1775.

Commanderie des antonins saint marc la lande 79

Au moment de la Révolution, les biens de la commanderie sont vendus comme biens nationaux. L'ensemble est acheté par une personne privée qui utilise la commanderie et l'église pour sa ferme. Les dégradations sont considérables et l'on peut imaginer que la destruction d'une partie de la commanderie date de cette période.

Le propriétaire cède à la commune la commanderie et l'église pour que cette dernière soit rendue au culte en 1843. La mairie et l'école mixte sont installées dans la commanderie.

À la fin du XIXème de gros travaux de rénovation amènent la collégiale à son aspect actuel.

En 1983, la municipalité prend la décision de se lancer dans une nouvelle remise en état, épaulée par une association locale (l'ARAL) et soutenue par le conseiller général du canton, Georges Bobin. Les travaux commencent dans l'église en 1985, réalisés par un groupe d'une dizaine de jeunes "T.U.C.", épaulés par des chantiers de jeunes l'été. Ils dureront deux ans et seront suivis par une énorme rénovation de la commanderie qui était menacée de ruine.

Aujourd'hui la Commanderie est bien vivante, elle reçoit plus de 10 000 visiteurs chaque année. Elle est redevenue un lieu d'accueil, de rencontres et de découverte, et rayonne bien au-delà de la commune et du sud de la Gâtine.

 

D'après « Les Antonins à la Lande » livret historique disponible à la Maison du Patrimoine.
Site internet sur les Antonins : http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonins_(chanoines)

La Collégiale

collegiale saint marc la lande 79

La collégiale de Saint Marc-la-Lande, dont la construction peut être datée du début du XVI° siècle, est le plus important édifice de style gothique flamboyant des Deux-Sèvres.

Elle est surtout remarquable par sa façade et son côté sud.

Elle a subi les affres des guerres de Religion et de la Révolution Française, son histoire mouvementée est faite de destructions et de renaissances.

Eglise paroissiale, la collégiale de Saint Marc la Lande est un monument historique classé.

Historique

Un certain Cardinal Ardouin donna aux Antonins, en 1260, la chapelle qu'il possédait au lieu dit « la lande de Saint Marc ».

Un historien régional du XIXème siècle, Bélisaire Ledain, attribue la construction à François de Tournon, né en 1489. Aucun document ne justifie cette logique, et cela semble maintenant tout à fait contestable.

On peut penser à la générosité royale : selon d'autres sources ce serait Charles VII (vers 1487) ou François I° (au début du XVIème) qui aurait impulsé le projet du commandeur de l'époque. La collégiale serait donc sortie de terre autour de 1500.

Pendant les guerres de Religion, l'église et la commanderie sont détruites puis laissées à l'abandon. Il faut attendre 1654 pour que l'ensemble renaisse par la volonté du Père Caron, le nouvel abbé.

La communauté qui s'installe à la Lande après le chapitre de l'ordre de 1657 comporte quatre religieux qui réparent et modifient l'église. Le projet prévoit de la raccourcir pour y aménager une sacristie ce qui suscite des oppositions locales.

L'église occupait donc tout l'espace qui correspond à l'église actuelle plus la sacristie et le bureau d'accueil, soit 108 pieds de longueur (35,08 m) sur 25,3 de large (7,63 m). Les autels de la vierge et de Saint Jean Baptiste étaient contre le jubé, aux deux côtés de la porte du chœur.

Après la Révolution la paroisse est supprimée, rattachée à celle des Groseilliers. Elle y restera liée jusqu'en 1843. Les propriétaires de l'époque donnet l'église et la commanderie à la commune, afin que la première soit rendue au culte. Dès le 31 mars Saint Marc la Lande devient une paroisse et, le 10 mai 1844, l'évêque de Poitiers (JA Guitton) attribue l'église au culte.

D'après « Les Antonins à la Lande » livret disponible à la Maison du Patrimoine.
Site internet sur les Antonins : http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonins_(chanoines)

Le verger conservatoire.

Ce lieu de calme et de détente particulièrement agréable présente 107 variétés de pommes, 58 de poires,18 de raisins et 17 de rosiers.

Créé à l'occasion des travaux de rénovation de l'ensemble, il a pour vocation de garder la mémoire de nombreuses espèces devenues rares. Il est entretenu aujourd'hui par le personnel communal. Chaque année, à l'occasion du "Marché de Noël", les visiteurs repartent avec quelques fruits du verger offerts par la municipalité, le reste de la récolte est offert à la banque alimentaire.

 

Le jardin de plantes médicinales.

Comme le verger il est de création récente. C'est une jeune collection de plantes locales connues pour leurs actions curativesmais qui peuvent s'avérer dangeureuses. Traditionnellement, nos ancêtres les récoltaient pour se soigner. Contre le mal des ardents, les Antonins utilisaient une préparation composée de 14 plantes dont certaines sont présentes dans le jardin.

Historique du jardin des plantes médicinales

Au Moyen Âge, chaque monastère possédait un jardin de plantes médicinales, un verger et un jardin potager. Le jardin de plantes médicinales était entretenu par le moine apothicaire, et seulement par lui. Ce jardin constituait une sorte d'herbier grandeur nature des plantes utilisées pour les soins. Les paysans récoltaient leurs plantes dans la nature et pouvaient vérifier auprès du moine et dans le jardin la pertinence de leur cueillette.

Une double protection était instaurée sur le jardin de plantes médicinales : la première du fait que seul le moine apothicaire s'occupait du jardin (protection du savoir de l'Église) ; l'autre par un "enclos" contre les gelées et les bêtes, et par des bordures de buis pour éviter que les plantes ne poussent au-delà de l'endroit où elles étaient cultivées.

Le plan du jardin du cloître représentait une croix orientée vers l'est afin de montrer qu’il s'agissait de plantes "sacrées". A Saint Marc-la-Lande, le plan du jardin de plantes médicinales ne reprend pas la forme de la croix : il s'agit d'une reconstitution dans l'esprit et non d'une reproduction.